Université Paris XI (Paris – Sud)
Université de Versailles (Saint Quentin-en-Yvelines)
D.E.A. Droit international public et
européen
Année Académique 1997-1998
Le statut juridique des peuples autochtones canadiens au regard du droit interne et du droit international
par Christine TERRIAT
sous la direction du professeur Marie-Françoise
LABOUZ
septembre 1998
Sommaire
Liste des abréviations
Introduction
Chapitre préliminaire-. La reconnaissance des droits des peuples autochtones et l’émergence de normes internationales
I-. La Convention n°169 de l’Organisation Internationale du Travail (O.I.T.)
A-. Une définition large du qualificatif « peuples autochtones »
B-. Une protection implicite des droits issus de traités
C-. Une reconnaissance expresse des droits fonciers
II-. Le projet de déclaration universelle des droits des peuples autochtones (ONU)
A-. Une protection large des traités, ententes et autres arrangements
B-. Une reconnaissance large des droits fonciers
C-. Une reconnaissance expresse du droit à l’autodétermination
Première partie-. Le statut juridique des peuples autochtones canadiens
I-. La reconnaissance et la protection des droits des autochtones par le droit canadien
A-. la reconnaissance constitutionnelle des droits ancestraux des autochtones et de leurs droits issus de traités
1-. définition des droits ancestraux et limites de leur protection
a-. définition des droits ancestraux
i-. première étape : la nature du droit ancestral revendiqué
ii-. deuxième étape : l'importance du droit revendiqué pour la société autochtone distinctive
b-. les limites de la protection des droits ancestraux
i-. les droits ancestraux « existants »
ii-. les atteintes possibles aux droits ancestraux « existants »
2-. définition des droits issus de traités
a-. l’étendue de la protection
b-. les limites de la protection : l’extension du critère de la justification aux droits issus des traités
B-. la reconnaissance par la cour suprême de l'obligation de fiduciaire de la couronne
II-. un statut juridique non uniformise
A-. les indiens, une évolution notable du statut juridique
B-. les inuit et l’autonomie prochaine du nunavut (1999)
1-. une avancée dans le droit a l’autonomie gouvernementale des inuit
2-. les ambiguïtés de l’accord du nunavut
C-. les métis : un statut juridique à définir
Deuxième partie-. de l’applicabilité du droit international dans les causes autochtones : une breve analyse de la jurisprudence de la Cour Suprême du Canada
I-. le traité autochtone : un « traite interne » au sens de la jurisprudence de la Cour Suprême
A-. Des accords "sui generis"
1-. une souveraineté originelle contestée
2-. pour une requalification des traités autochtones « historiques » en traités internationaux
B-. ...soumis à des conditions de formation
1-. la capacité et la compétence des parties de contracter
2-. la solennité
C-. ... Et à des méthodes d'interprétation empruntées au droit international
1-. l'interprétation par la recherche de l'intention commune des parties
2-. l'interprétation favorable aux autochtones
II-. le titre aborigene devant la cour supreme : un droit foncier sui generis, distinct des autres droits ancestraux
A-. les affaires côté et adams : la dissociation juridique du titre aborigène du droit ancestral
1-. la jurisprudence antérieure aux arrêts côté et adams
2-. les arrêts côté et adams
B-. l'affaire delgamuukw : le titre aborigène, un droit au contenu large mais limité et soumis à un fardeau de preuve lourd
1-. un droit au contenu large
2-. un droit limité
3-. un fardeau de preuve lourd
III-. l’ affaire pamajewon : la restriction du contenu du droit a l'autonomie gouvernementale
A-. un droit soumis au critère de l'identification des droits ancestraux
1-. rappel des faits
2-. l'application des critères élaborés dans l'arrêt van der peet au droit à l'autonomie gouvernementale
B-. un droit réduit comme incitation à la négociation politique
Conclusion générale
Liste des annexes
Bibliographie sélective
Index des mots
Index de la jurisprudence